Relier la douleur à la fonction, pas seulement à l’image
L’arthrose du genou touche l’ensemble de l’articulation. La douleur est souvent mécanique, augmentée par la marche, les escaliers ou la station debout, avec un dérouillage matinal généralement court. Des poussées plus inflammatoires peuvent provoquer un gonflement et une douleur inhabituelle.
La radiographie aide au diagnostic et à la planification, mais elle ne mesure ni la douleur ni les priorités de la personne. Le médecin recherche aussi une autre cause lorsque le rythme, l’examen ou l’évolution ne correspondent pas au tableau attendu.
L’activité physique comme traitement de fond fonctionnel
Le renforcement des muscles de la cuisse, l’endurance et le travail de mobilité peuvent diminuer la douleur et améliorer les activités quotidiennes. Un kinésithérapeute peut guider le départ, mais l’efficacité dépend surtout d’exercices ensuite poursuivis régulièrement.
Lors d’une poussée avec genou gonflé, le repos est relatif et temporaire. On réduit les contraintes les plus douloureuses avant de reprendre progressivement. Une canne tenue du côté opposé peut soulager, à condition d’être réglée et utilisée correctement.
Poids, chaussures et organisation des activités
En cas de surpoids, une diminution même progressive du poids réduit les contraintes répétées sur le genou. L’objectif doit rester compatible avec l’état général et éviter les régimes brutaux. Adapter les trajets, alterner effort et récupération et choisir des chaussures stables aide souvent davantage qu’une interdiction générale de bouger.
Les aides techniques, une genouillère dans certaines situations ou l’aménagement du domicile peuvent préserver l’autonomie. Leur intérêt se juge sur une tâche concrète : sortir, cuisiner, monter quelques marches ou faire ses courses.
Médicaments et infiltrations : quel bénéfice attendre ?
Les médicaments visent surtout à franchir une période douloureuse et à permettre le mouvement. Le choix tient compte de l’âge, des reins, du cœur, de l’estomac et des autres traitements. Les anti-inflammatoires, même disponibles sous plusieurs formes, ne sont pas anodins et doivent être utilisés à la dose et pendant la durée prévues.
Une infiltration de corticoïde peut diminuer une douleur dans certaines poussées, mais ne reconstruit pas le cartilage. Les injections d’acide hyaluronique ont un bénéfice variable et ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. Avant un geste, demandez l’objectif, la durée probable du bénéfice et la conduite à tenir ensuite.
Quand la prothèse devient une option raisonnable
La chirurgie se discute lorsque la douleur et la limitation restent importantes malgré une prise en charge médicale adaptée, et lorsque la gêne justifie les risques et la rééducation. L’âge seul ne décide pas ; l’état général, les attentes, l’entourage et la capacité à préparer le retour à domicile comptent.
La consultation chirurgicale ne vaut pas engagement. Elle sert à comprendre les bénéfices probables, les complications possibles, le calendrier de récupération et les activités que l’on cherche à retrouver. Un délai de réflexion permet une décision réellement partagée.